102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   26 May 2017-20h40
HAÏTI/LITTÉRATURE
Pour saluer la revitalisation du secteur éditorial haitien…
En plus de nombre d’écrivains de la nouvelle vague, la 19e édition de Livres en folie au Parc historique de la canne à sucre (le jeudi 30 mai 2013) aura aussi permis de découvrir quelques nouvelles maisons d’édition dont les Éditions Ruptures (à Léogâne), Ladodeline (Jacmel) et C3 Groupe (Port-au-Prince). Cela témoigne d’une certaine revitalisation du secteur éditorial haïtien.
Premiere de couverture de Casses De Kermonde Lovely Fifi...
Le foisonnement de la littérature haïtienne n’est plus à démontrer. En guise d’exemple, chaque année, le nombre d’écrivains (129 cette année) en signature à la foire Livres en folie témoigne en faveur de la vitalité de cette dernière. Les écrivains haïtiens vivant et/ou se faisant publier en France et au Canada sont légion. Par conséquent, la littérature haïtienne d’expression française se trouve dans une situation de prédation et/ou de « vampirisme » par rapport à la France et le Canada, notamment.

La littérature haïtienne d’expression créole pâtit sévèrement de cet « exode littéraire ». D’ailleurs, la proportion des textes d’expression créole et ceux d’expression française à Livres en folie est on ne peut plus révélatrice de cet état de fait. Il va sans dire que la plupart des écrivains d’expression créole sont contraints de se (faire) publier à comptes d’auteurs, faute d’éditeurs locaux à même d’assurer la promotion d’une littérature vernaculaire.

Les éditeurs canadiens, français, étatsuniens et/ou éditeurs établis au Canada, en France et aux USA n’ont aucun intérêt particulier à publier des textes d’expression créole, compte tenu de leurs publics-cibles d’une part, et de la question de la rentabilité; d’autre part. Par ailleurs, l’émergence de ces nouvelles maisons d’édition dans le paysage littéraire haïtien ne peut être que très bénéfique à la revitalisation de la littérature haïtienne d’expression créole.

Étant donné les propos de ce papier, nous n’évoquons pas les Éditions de l’Université d’État d’Haïti (EUEH) parmi ces nouvelles maisons d’éditions parce qu’elles ne publient pas de littérature.

Soulignons que les éditions C3 ont la particularité de ne pas publier que de la littérature d’expression française et créole mais aussi des essais. Dans la foulée, sa collection « Textes retrouvés » permettra aux lecteurs haïtiens de redécouvrir certains penseurs haïtiens dont les thèses demeurent encore actuelles. En effet, « le 22 mai dernier, les éditions C3 ont lancé la collection "Textes retrouvés". Cette collection permettra aux lecteurs francophones de découvrir d'anciens auteurs haïtiens dont les œuvres sont encore d'actualité ».

Un autre fait à souligner en ce qui concerne la revitalisation du secteur éditorial haïtien demeure la fondation de quelques maisons d’édition en dehors de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Jacmel, avec les Éditions de Ladodeline, emboîte le pas à la commune de Léogâne où se trouve une filiale des Éditions Ruptures, sises aux USA.

Cette déconcentration éditoriale est à encourager parce qu’elle ne peut que décentraliser les opportunités, favoriser l’émergence de nouveaux auteurs et surtout, démythifier le statut d’écrivain de ceux ayant eu l’avantage de se faire publier à compte d’auteur et/ou d’éditeur.

Soit dit en passant, à elles deux, les Éditions C3 et Ruptures ont eu environ une dizaine d’auteurs de la nouvelle vague en signature à Livres en folie au Parc historique de la canne à sucre le jeudi 30 mai écoulé. Citons, entre autres, Jacques Adler Jean Pierre ayant signé « Zetwal anba wòb » à la 19e édition de Livres en folie. Jean Pierre est publié cette année aux Éditions C3.

Les éditions Ruptures ont eu en signature à la 19e édition de Livres en folie les textes : « Cassés » de Kermonde Lovely Fifi ; « San powèm pou Castera youn pou Danbala » de Jeudinama ; « Homo sensuel » de Jean Emmanuel Jacquet ; « Marèl » de Wébert Charles ; « Romances du levant » de Dieulermesson Petit-Frère ; « Plus rien... » de Patrice D. Frédéric ; « Déesse de la première vague du jour » suivi de « Partances » de Coutechève Lavoie Aupont, « Plus loin qu'ailleurs » de Jean Watson Charles.

N’est-il pas à espérer que ces nouvelles maisons d’édition établies en Haïti sauront diminuer, un tant soi peu ; la disproportion existant entre les auteurs haïtiens d’expression française et ceux d’expression créole en signature dans le cadre de la 20e édition de Livres en folie ?

Antoine-Hubert Louis
www.afrolatin.skyrock.com
Commentaires des lecteurs
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neglib | 03/06/2013
Daly Valet. Où sont vos éditoriaux? Disparus à jamais? Les ambassades, principalement celle des américains, ont volé vos plumes et vos encriers. S’en vont même l'encre et les buvards. Le bavard par excellence sous les gouvernements d'Aristide soudain devient muet sous les ‘bandit legal’, les protégés de l'Oncle. Vos éditoriaux s'embourbent, s’effrittent dans les eaux sales et troubles des vampires maitres du monde. Dites nous donc la vérité Mr. Valet; on vous a acheté, une offre dangereuse, de trahison, mais irréfutable.
 
Leonidas | 04/06/2013
le foisonnement de la production artistique haitienne ( ecriture , arts sceniques , peinture , danse , chant ...) , brillant a la fois par sa couleur locale et l'universalite des themes d'expression temoigne bien de la richesse des ressources humaines du Pays evoluant comme otages de la Politique tet gridap , tet krot , importee , sans aucune attache avec le quotidien haitien pour lequel elle aurait du , en Principe , etre concue. A quand une CONFERENCE NATIONALE?
 
Pierre | 20/05/2014
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