102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   26 Oct 2014-01h55
Sommet ibéro-américain
Président Martelly en quête d’opportunités ?
Président Martelly en quête d’opportunités ? Haïti par l’entremise de ses dirigeants se cherche du Nord au Sud. Les responsables sont partout dans les forums. Dans cette perspective, les 16 et 17 novembre 2012, le président de la République, Miche
Haïti par l’entremise de ses dirigeants se cherche du Nord au Sud. Les responsables sont partout dans les forums. Dans cette perspective, les 16 et 17 novembre 2012, le président de la République, Michel Martelly a pris part au 22ème Sommet Ibéro-américain tenu en Espagne à Cadiz. Cette tournée européenne a aussi conduit le Chef de l’État haïtien en Belgique au Siège du Parlement européen et en Italie où il s’est entretenu, le jeudi 22 novembre avec le souverain pontife, Benoit XVI.

« Une relation rénovée », c’est autour de ce thème que s’est déroulé le 22ème Sommet ibéro-américain, dans lequel Haïti a été acceptée comme membre à titre d’observateur. Le président Martelly se dit heureux de retrouver cette visibilité internationale. « Maintenant, et plus que jamais, Haïti récupère sa voix dans le monde. Pour notre pays, ce repositionnement signifie que nous avons regagné la confiance internationale. Tout ceci est le résultat de la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de l’éducation, de l’emploi, des investissements et du développement au profit du peuple haïtien», a déclaré le chef de l’Etat haïtien.

La croissance économique a été au centre des débats. Dans la déclaration de Cadiz, les participants ont fait montre de leur volonté de développer les investissements entre les deux continents et stimuler la croissance à travers les petites et moyennes entreprises. Une démarche qui va dans la droite ligne des axes programmatiques de Michel Martelly.

Quoique les deux principaux initiateurs du Sommet, l’Espagne et le Portugal, soient aujourd’hui ruinés par la crise économique qui frappe l’Europe, ils voient quand même une lueur d’espoir à travers ce forum. Ces pays lorgnent actuellement leurs anciennes colonies latino-américaines en pleine extension économique. De l’avis du Professeur Camille Chalmers, ce forum a été pendant longtemps un espace d’échange et d’affirmation des puissances impériales européennes, mais aujourd’hui les données ont changé. C’est le renversement des rapports de force par rapport à l’impérialisme américain et européen à travers la rupture de certains gouvernements avec la globalisation de la politique néolibérale au bénéfice des projets nationaux autonomes et indépendants.


Sommet ibéro-américain : une initiative positive pour Haïti, mais mal abordée

l’économiste, Camille Chalmers, la participation d’Haïti à ce forum est une initiative positive. Le fait, dit-il, de pouvoir prendre part à ce bloc régional, permet aux dirigeants haïtiens d’entendre un nouveau discours et du même coup rompre l’isolement du pays.

Toutefois, Camille Chalmers croit que ce forum pourrait se révéler plus bénéfique pour le pays s’il s’agissait d’une participation qualitative accompagnée d’une vision d’ensemble et géopolitique avec un projet national conçu avec les différents secteurs dynamiques de la société haïtienne représentant réellement les intérêts de la Nation. Avec ce projet national, dit-il, on saurait mieux ce que nous défendons au niveau de ces forums, que ce soit au sein de l’union des pays africains, le Sommet ibéro-américain ou d’autres pays de notre région. Or Malheureusement, tel n’est pas le cas, s’indigne-t-il.

Dans cette optique, Camille pense que le président avant de prendre part à ce forum aurait dû s’asseoir avec les différents représentants des secteurs économiques, les secteurs du commerce, les secteurs de production, les organisations paysannes en vue de faire une analyse en profondeur de ces marchés pour voir, quel espace pourrait être profitable à l’économie haïtienne.

Au contraire, explique l’économiste, nous avons un gouvernement qui reste globalement soumis aux options de Washington, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale en appliquant la politique néolibérale et avec une vision limitée de l’avenir du pays. Ainsi, le professeur Chalmers se montre inquiet. Car, dit-il, ce gouvernement, au lieu de défendre les intérêts de la République, à travers le slogan « Haïti is open for business », est plutôt prêt à liquider l’État, les ressources naturelles du pays et à consentir d’autres sacrifices sous prétexte de faciliter l’investissement direct étranger. Dans cette vision, monsieur Chalmers croit que le pays est sur une pente très dangereuse.
Noclès Débréus
Nonohaiti2007@yahoo.fr
Commentaires des lecteurs
Entrez votre mot de passe pour pouvoir commenter. Login | Enregistez-vous !
Add comments
 
 
 
esther | 23/11/2012
m.m en TOURISTE HIGH CLASS AUX FRAIS DE LA PRINCESSE C'EST TOUT;si ti bill pa jwen pou ou sèke pa genyen POU OU; ale jodi demen tout pot luovri BYEN GRAN POU AYISYEN;
 
Le Neveu | 23/11/2012
Compter sur ses propres forces. Et si vous pensez qu'on n’a que des faiblesses, comptez sur nos moins fortes faiblesses. Nos faiblesses nous rendront forts. Les forces des autres nous rendront encore plus faibles. Compter sur nos propres forces. Oui. Tout le monde nous aime. Oui. Tout le monde nous veut du bien. C'est précisément pour cela que nous devons compter sur nos propres forces. On nous aime. On nous veut bien. Mais il se trouve que personne ne pourra rendre heureuse la France. À part les Français. Mais il se trouve que personne ne pourra rendre heureux les USA. À part les Américains. Les investisseurs n’investissent pas pour développer un pays. Un investisseur veut avoir des profits. Si ça fait l’affaire d’un pays, tant mieux pour ce pays. Lui, ce qu’il veut, c’est des profits. Si ça ne fait pas l’affaire d’un pays, tant pis pour ce pays. Lui, ce qu’il veut, c’est des profits. Comptons sur nos propres forces. Un investisseur est un meuble monté sur des roulettes. Quand la mine sera épuisée, il nous laissera un grand trou. Quand la forêt n’aura plus d’arbres, il nous la laissera comme un chien pelé, qui deviendra galeux. Quand nos hommes n’auront plus de sève, ils nous laisseront leur carcasse. Comme des véhicules qui ont terminé leur tour de piste. Un investisseur américain aime plus les profits qu’un américain chômeur. La preuve, c’est qu’il transforme un ouvrier américain en chômeur américain, productivité, qui conduit au profit, exige. Un investisseur français aime plus les profits qu’un chômeur français. La preuve, c’est qu’il transforme un ouvrier français en chômeur français, rentabilité exige... Un investisseur coréen… Où donc trouvent-ils ce surcroît d’amour pour nous aimer comme ils disent qu’ils nous aiment : plus qu’un Américain, plus qu’un Français, plus qu’un Coréen de Caracol… Comptons sur nos moindres forces, nos moindres faiblesses… Uniquement parce qu’elles sont nôtres. Et qu’on ne pourra rien faire avec les leurs. Leur absence de faiblesse. Leur superpuissance. Je compterai… Tu… Nous… Le pays…
 
Marly | 25/11/2012
Haiti est certairnement sur une pente tres dangereuse avec un president qui opere le pays a la maniere de son Jazz Electronic Sweet Micky. Qd il dirige Swt M., il est le maestro, le chanteur, le Ti SiSimone, le manageur, le demarcheur, le compositeur enfin MOI.MOI..Mr. le President, on ne dirige pas une nation ainsi. Ou est l'oposition ds tout cela? Mrs. organisez-vou
 
Marly | 25/11/2012
Martelli le premier president de la nouvelle Haiti d'apres le seisme du 12 Janv., le 1er president de l'ere nouvelle, le president de la construction ou recontruction de la novelle Haiti avec son panier sur la tete criant "men bel Aity pou van'n, vini achete kredi nou pa bezwen paye" To me that's what "Haiti is open for bisiness" means. Re-donnez le pays aux Colons.
 
Roro Robot | 25/11/2012
L'Ambassadeur americain sortant l'avait bien dit: les pays industriels voudraient bien aider Haiti, mais ils sont confrontes a leurs propres problemes economiques. Puis, a-t-il ajoute, Haiti ne pourra jamais voir le developpement aux frais des autres pays dont l'assistance sera toujours limitee et que SEULS les Haitiens pourront realiser le developpement de leur pays.
 
Le Neveu | 25/11/2012
Marly, l'Oppoaition, hélas! c'est encore Lui!
 
 
 
 
 
Recherche

Lematin  Google 
Video
 
Dernière Edition
 
Le matin hebdo