102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   23 Dec 2014-00h06
Haïti/Justice
Affaire Damaël: la justice suit son cours…
L’affaire du décès de l’étudiant Damaël D’Haïti a servi de tremplin pour reposer les problèmes de l’Université en Haïti et a permis aux universitaires d’exprimer leurs inquiétudes. Mais le dossier garde un caractère juridique. L’instruction menée par la juge Mimose A. Janvier suit son cours. Les parents de la victime ont constitué leur propre cabinet d’avocats aux cotés du conseil juridique de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
L’affaire du décès de l’étudiant Damaël D’Haïti a servi de tremplin pour reposer les problèmes de l’Université en Haïti et a permis aux universitaires d’exprimer leurs inquiétudes. Mais le dossier garde un caractère juridique. L’instruction menée par la juge Mimose A. Janvier suit son cours. Les parents de la victime ont constitué leur propre cabinet d’avocats aux cotés du conseil juridique de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Le cadavre se trouve encore à la morgue, pour les besoins de l’instruction, dira-on.

Aucune des parties intéressées par ce procès ne fait jusqu’ici de grandes déclarations dans la presse, sinon les étudiants qui à travers des mouvements de rue réclament « justice ». L’affaire devra pourtant attendre, puisque au-delà de l’ordonnance de clôture du magistrat instructeur – ce qui peut prendre environ trois mois- ce crime de sang pourrait faire l’objet d’un renvoi par devant les assises criminelles sans assistance de jury. Là encore, il faudra attendre une nouvelle session d’assises. Les autorités, le ministre de la Justice en particulier, ne cessent d’appeler les étudiants à garder leur calme pour que le dossier puisse suivre son cours.


Y aura-t-il une autopsie ?

La police scientifique a fait ses premiers relevés sur les lieux du crime au lendemain de la commission du forfait. Mais personne n’est encore en mesure de dire que l’expertise d’un médecin légiste n’est pas nécessaire pour aider la justice à établir d’autres évidences sur les circonstances de ce meurtre. L’un des deux médecins légistes du pays, le Docteur Armel Demorcy avoue n’avoir pas été contacté par les autorités judiciaires pour le cas spécifique de l’étudiant Damaël D’Haïti. Il s’empresse ensuite de rappeler que tous les cas de meurtre ne nécessitent pas une autopsie, cela devient important seulement lorsque les autorités judiciaires jugent qu’un aspect mérite d’être éclairci. Toutefois, le Dr Demorcy réitère son plaidoyer en faveur de la finalisation des démarches déjà entreprises par le gouvernement en vue de la réouverture de l’Institut médico-légal.

Le responsable du Bureau de la police scientifique et technique (BPST), le commissaire John Games Olivier a pour sa part confirmé que son équipe a été dépêchée sur la scène de crime à la suite de l’incident et son rapport est déjà prêt. « Nous avons pu confirmer que c’est un décès par balle, nous avons identifié les orifices d’entrée et de sortie dans le corps du cadavre, donc nous ne croyons pas qu’une autopsie soit nécessaire », estime le commissaire Olivier rappelant ensuite que le juge d’instruction peut prendre toutes les mesures qui lui paraissent utiles au besoin de sa propre enquête.


Qui doit dédommager ?

L’étudiant Damael D’Haïti n’a pas été attaqué chez lui ni à travers les rues. Il est tombé dans l’enceinte même de la faculté de droit et des sciences économiques de Port-au-Prince. Le Conseil de l’Université d’État d’Haïti s’est empressé de condamner cet acte crapuleux survenu en pleine fête d’intégration. Mais la Police nationale a vite rappelé que l’acte posé par le policier Masséus Pierre-Paul n’engage que lui personnellement.

La famille victime a certes reçu des visites de la part des autorités gouvernementales, tel le ministre de l’Éducation nationale, mais des juristes estiment que, le décès de cet étudiant dans l’espace d’une faculté d’État pourrait permettre aux avocats de la famille d’engager la responsabilité civile du l’UEH ou même de l’État haïtien. Eddy Laguerre
laguerreeddy@gmail.com
Eddy Laguerre
laguerreeddy@gmail.com
Commentaires des lecteurs
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esther | 24/11/2012
ce qui doit rester de cette affaire est LA FRAGILITÉ DE LA SÉCURITÉ EN HAITI AUJOURD'HUI;les gens en armes font la loi et tous les evénements de chaque jour nous le prouvent;toutes les revendications DOIVENT TENDRE A RESPONSABILISER L'ÉTAT QUI A L'AIR DE CROIRE QUE CELA N'EST PAS SON AFFAIRE;alors pressurons le gouvernement pour qu'il prenne ses responsabilités
 
 
 
 
 
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