102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   26 Nov 2014-13h24
Haïti/Santé
Choléra, l’éternel malheur des Haïtiens
Le vibrion cholérique bat son plein en Haïti. Chaque jour qui passe laisse derrière lui son lot de victimes. Son bilan s’alourdit de plus en plus. Après le passage de l’ouragan Sandy, le nombre de contamination ne cesse d’augmenter. Au cours des 18 premiers jours du mois de novembre, selon les chiffres rendus publics par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) plus de 44 morts ont été dénombrés sur l’ensemble du territoire.
Le vibrion cholérique bat son plein en Haïti. Chaque jour qui passe laisse derrière lui son lot de victimes. Son bilan s’alourdit de plus en plus. Après le passage de l’ouragan Sandy, le nombre de contamination ne cesse d’augmenter. Au cours des 18 premiers jours du mois de novembre, selon les chiffres rendus publics par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) plus de 44 morts ont été dénombrés sur l’ensemble du territoire. Dans certains endroits, la population se trouve sans défense face à ce mal qui répand sans cesse et partout son venin.

La destruction d’un nombre important de structure de traitement de cette maladie et une gestion à l’emporte pièce de la part des autorités sont, selon plus d’un, les principales causes de cette recrudescence.

Certains endroits du pays ont été sous les eaux pendant plus d’une semaine. Les gens vivent dans la promiscuité la plus complète sans aucune infrastructure sanitaire. Les ordures et excréments sont très mal gérés partout. De fait, les circonstances ont favorisé la propagation de la maladie dans tous les coins du pays. Le milieu ambiant constitue, de fait, un canal favorable à la propagation de la bactérie.

Coupés du reste du pays, les habitants de ces régions ne savaient pas à quel saint se vouer. Ils sont privés d’eau potable, de kits hygiéniques et sanitaires sans oublier de centres de santé adéquats. Dans certains endroits, mêmes les centres de réhydratation ont été sous les eaux.

Dans cette période précitée, pas moins de 5 438 Haïtiens ont été contaminés. C’est une situation qui dépasse les autorités gouvernementales. A la manière de l’ancien premier ministre haïtien, Gérard Latortue, la directrice du MSPP, Guirlene Raymond Charite, est tenue à l’impossible. Une réponse, promet-elle, sera apportée afin de résoudre ce problème. Quelle réponse ?

Selon la responsable, l’ouragan a détruit une grande quantité d’infrastructures sanitaires surtout dans le grand Sud du Pays. Elle informe que 38 structures sanitaires, dont des Centres de Traitement du Choléra (CTC), avaient été endommagées. Des nouveaux foyers de la maladie ont été répertoriés. Cap-Haïtien, Labadie, Miragoâne Jacmel, Belle Anse, la voute, Lascahobas Petit Goâve, Delmas, Pétion-ville et Carrefour sont considérées comme étant des zones chaudes, tenant du nombre de cas de contamination dans espaces.

Selon certains observateurs, pour le moins avisés, en Haïti, toutes les conditions sont réunies en vue de la propagation du bacille de Virgule. Cependant, l’eau et les aliments contaminés sont les principaux vecteurs de transport de cette infection intestinale. Les responsables du ministère prétendent ignorer le mode de propagation. Selon le directeur du département épidémiologique, Roc Magloire, une étude devait être en cours afin de mieux comprendre la présence de la bactérie dans ces régions. Aussi promet-il, le ministère fera tout afin diminuer la létalité du vibrion. Ils affirment, que les résultats relatifs au rebondissement de la maladie est sous contrôle.

Les solutions apportées jusque-là ne sont que conjoncturelles. La question de l’éradication de cette maladie, pour l’instant est un leurre. Le problème n’est pas résolu à la base. C’est une population délaissée. Aucune campagne d’éducation n’a été faite en ce sens. Après 25 mois, certains membres de la population continuent d’ignorer les principes hygiéniques et sanitaires pour combattre ce fléau. Dans les zones sévèrement touchées, selon la directrice du MSPP, devait être formée une structure de nature à favoriser une meilleure communication entre les élus locaux et les personnels de santé.

En ce qui a trait aux moyens de propagation de la bactérie, plusieurs études ont été déjà réalisées. L’ancien directeur général de la direction nationale de l’Eau potable et de l’Assainissement Gérald Jean-Baptiste a affirmé à maintes reprises que les excrétas représentent un problème d’assainissement majeur. Et c’est, disait-il, la principale source de propagation. Jusqu’ici, ordures et excrétas, même dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, ne sont pas gérés de manière rationnelle. Quand on sait que dans le milieu rural haïtien, moins de 40% de la Population possède une latrine, il y a lieu de questionner la volonté et la capacité de ces dirigeants à apporter une réponse à ce fléau qui hante le pays depuis plus de deux ans.
Jose Flécher
flecherjosew@yahoo.fr
Commentaires des lecteurs
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Pierre | 02/01/2013
Bonjour Murielle,Vous avez vos billets, c'est une bonne chose.Question Visa, je cniars que vous ayez un se9jour trop long d'1 jour (Janvier faisant 31jrs) et connaissant la police aux frontie8res locale, vous allez certainement devoir payer une amende qui est actuellement de 20 dollars par jour de de9passement.A part cela, quelle compagnie avez vous prie pour votre voyage / KLM? (Inte9ressant pour nos lecteurs) et e0 quel prix avez vous re9ussi e0 avoir vos billets? Je vais tenter d'avoir le retour d'un ou deux guides locaux et vous reviens sur ce point.Vous restez donc un mois, ce qui vous donne le temps de faire pas mal de choses et de vous impre9gner de la culture locale (J'adore !)Voici ce qu'il est ge9ne9ralement incontournable (meame si rien ne l'est re9ellement).- Ubud, ses peintres, son ambiance new age, ses rizie8res et sa jungle- Balade au Mont Batur pour photographier sa caldeira- Promenade dans la foreat du lac Beratan et une visite e0 ses peacheurs- Temple de Tanah Lot tre8s tf4t le matin- Rando dans les rizie8res de Jati Luwih ou de Sidemen- Voir (se9journer) les falaises d’Uluwatu, ou Bingin (attention courants)- Assister au spectacle de danse kecak- Snorkelling sur Amed- Plage de Pura Geger avec ses cultivateurs d’algues- Pourquoi pas un peu de shopping e0 Seminyak ou Kuta, ainsi que feates et nuit e0 Seminyak ou e0 Kuta… Que souhaitez vous faire en premier, souhaitez vous beaucoup bouger? Bord de mer, Pieds des volcans, rizie8res ?@ + sur le Blog CollectionAzur
 
 
 
 
 
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