« La presse en Haïti c’est comme l’Armée, elle fait des coups d’État à volonté », a déclaré le sénateur du Sud-est, lundi, sur les ondes de la Station Caraïbes FM. M. Zenny estime qu’il y a une dictature de la presse dans le pays. L’élu commentait un article paru, la semaine écoulée, dans les colonnes du journal Haïti Observateur qui accusait certains proches du chef de l’État d’appartenir au gang de Clifford Brandt.
Revenant sur certaines frictions avec la presse locale, notamment dans l’affaire du crachat au visage d’un juge de paix de sa ville, Jacmel, Edwin Zenny a expliqué que ses avocats lui ont vivement déconseillé de porter plainte contre un journaliste « célèbre » qui l’aurait diffamé pendant plusieurs jours, en Haïti comme à l’étranger.
Les déclarations intempestives de M. Zenny interviennent à un moment où le pays se cherche à travers des crises diverses qui minent l’existence de la population. Le sénateur ouvre donc un autre front, rappelant ainsi étrangement, les déclarations outrageuses de Michel Martelly contre la presse au début de son mandat.