102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   22 Dec 2014-20h33
La CEPALC exhorte à la mise en œuvre des programmes R+D+I pour relancer l’agriculture
Les décideurs politiques doivent mettre en œuvre des politiques publiques afin de favoriser une plus grande collaboration publique-privée et d'accroître les investissements dans la recherche, le développement et l'innovation (R+D+I). Le rapport exhorte, entre autres, les responsables à se préparer à une diminution de la croissance mondiale associée à de grandes variations climatiques.
Un rapport publié conjointement par la FAO, la CEPALC et l'IICA sur le contexte agricole de l'Amérique latine et les Caraïbes exhorte les responsables de la région à mettre en œuvre des politiques publiques afin de favoriser une plus grande collaboration entre les secteurs public et privé en vue d'accroître les investissements dans la recherche, le développement et l'innovation (R+D+I). De son coté, Alicia Barcena, secrétaire exécutive de la CEPALC a insisté sur le rôle de l’Etat dans la fourniture des biens publics au secteur agricole.

«Le potentiel agricole des pays latino-américains a été réduit, dans une très large mesure, par des écarts croissants en ce qui a trait aux gains de productivité, d’où la nécessité de créer des programmes d’investissement dans les domaines de recherche, de développement et d’innovation afin de générer des stratégies de développement technologique visant les petites exploitations agricoles», a déclaré Víctor M. Villalobos, directeur général de l'IICA.

En ce qui concerne le régime foncier, le rapport souligne que la région continue de subir des changements structurels, incluant les processus de morcellement et de la concentration des terres. «Un élément clé pour avancer vers l'éradication de la faim dans la région est de faciliter un meilleur accès, aux petits exploitants, à des ressources foncières. Compte tenu de la montée en puissance économique et agricole de la région, il est inacceptable que 49 millions de personnes vivent encore sous le joug de la faim », a souligné Raúl Benítez, Représentant régional de la FAO.

Toujours selon le rapport, la région compte des millions de petites exploitations rurales qui coexistent avec des exploitations de moyenne et de grande taille, générant une structure agraire très hétérogène. Cette structure engendre l'inégalité lors de la répartition des actifs, ce qui perpétue et accentue les écarts de productivité. L'ancienne structure foncière a cédé la place à de grandes entreprises capitalistes engagées dans le commerce international, tandis que les petites propriétés font l'objet d'un processus de fragmentation causé par la vente et l'héritage des propriétés. Dans certains pays, les tensions entre les agriculteurs, avec ou sans terres, et les grands propriétaires fonciers, continuent de poser de sérieux problèmes au secteur.

Le rapport met également l’emphase sur l’aspect légal des titres de propriétés qui continue de peser lourd sur les exploitations agricoles dans la région. A en croire le rapport, Dans la majorité des pays, un grand nombre d'exploitations sont sans titres de propriété – un phénomène qui est particulièrement fréquente dans les pays de la Caraïbe et dans les zones frontalières agricoles centrale et Amérique du Sud - dont les investissements fluctuent à la baisse, génèrent des conflits sociaux et interfèrent avec les plans d'instituer des systèmes de gestion adéquate des terres. La concentration de la propriété foncière est un autre phénomène nouveau dans la région, et même si en ce moment il est observé dans quelques pays seulement, il peut occasionner un phénomène migratoire et de générer un nouveau type de propriété foncière importante et les problèmes de la souveraineté territoriale.

Le document indique que l'incertitude à l'égard de reprise de la croissance dans les économies de la région a attiré l'attention sur la nécessité de mettre en place des mesures politiques supplémentaires pour maintenir la croissance dans la région. En Amérique latine et dans les Caraïbes, on a enregistré une baisse significative du taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2011, ce qui a impacté négativement les projections pour l’année 2012. Le rapport conclut en faisant savoir qu’en 2013 le secteur agricole de la région devrait se préparer à faire face à une diminution de la croissance mondiale associée à de grandes variations climatiques.
Pierre Ricardo Placide
ppricardo1983@yahoo.fr
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