102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   25 Apr 2014-00h57
Haïti/Tsunami
Le danger est imminent, Semanah veut prendre le devant
Le Service maritime et de Navigation d'Haïti (Semanah) a annoncé ce lundi 12 novembre un ensemble de mesures visant à sensibiliser la population haïtienne en général et celle du nord en particulier.
Le Service maritime et de Navigation d'Haïti (Semanah) a annoncé ce lundi 12 novembre un ensemble de mesures visant à sensibiliser la population haïtienne en général et celle du nord en particulier.

Le directeur du Semanah dit vouloir diminuer les dégâts qu’un tsunami pourrait occasionner. Ce, en fonction d’innombrables pertes en vie humaine enregistrées lors du passage du séisme meurtrier du 12 janvier 2010. L’ingénieur Normil entend anticiper les dommages des phénomènes naturels. Attirer l’attention de la population sur les différentes menaces écologiques auxquelles le pays est exposé est notre priorité, a fait savoir le directeur général du Semanah. D’après l’ingénieur, le département du Nord a été désigné comme zone pilote pour l’exécution d’exercices de simulation en raison de son degré élevé de sismicité. Toutefois, il promet de l’étendre à l’ensemble du territoire national.

Suite aux effets pervers du réchauffement climatique, il s’avère tout à fait évident qu’Haïti est menacée par le tsunami en cas d’un séisme majeur de magnitude de 6,5 sur l’échelle de Richter. C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l’institution.

Située sur deux grandes plaques tectoniques: la plaque Caraïbe et celle de l’Amérique du Nord toujours en mouvement peuvent engendrer un séisme majeur à n’importe quel moment. Donc, elles constituent une menace imminente pour le pays dans la mesure où elles entraineraient un éventuel tsunami notamment le département du Nord traversé par la faille septentrionale, une faille sous-marine. Quant à la presqu’île du sud, elle est traversée par la faille méridionale appelée couramment, « faille Enriquillo ». Donc deux grandes failles qui peuvent d’un moment à l’autre déclencher un tsunami.

« 90% de tsunami sont liés au séisme. Et le temps de réaction varie suivant qu’il s’agit d’un tsunami local, régional ou lointain », a précisé l’ingénieur Gérard Métayer, expert national en tsunami et responsable du dossier y relatif en Haïti. Pour un tsunami local le temps de réaction est négligeable alors que celui régional est de 5 à 10 minutes. Seule la dernière catégorie donne une longueur d’avance de 1 à 2 heures de temps pour réagir, a renchéri l’expert.

Du point de vue du spécialiste, séisme, déplacement de la mer, la montée du niveau de la mer, des bruits sourds des vagues sont, entre autres, des signes annonciateurs d’un tsunami, a poursuivi l’homme de science. Une séance de simulation de tsunami fixé au 15 novembre dans le département du Nord a été reportée au le 29 du même mois. Ce report est dû en raison des dernières pluies qui se sont abattues sur la région Nord. Ceci a occasionné plusieurs pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables dans divers domaines, notamment celui de l’agriculture.

Ce projet est coordonné par l'Organisation des Nations-Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (Unesco). Un comité de pilotage a été mis en place pour la réalisation des tâches spécifiques. Le Bureau des mines partie prenante du comité a pour mission de détecter les tsunamis à l’aide des marégraphes. La Direction de la protection civile, elle-même, est chargée de sensibiliser la population. Enfin, le Semnah, selon M. Normil, est « le point focal de cette activité ».

A cet effet, plusieurs dispositions sont prises par les responsables afin de faire face à ce phénomène naturel. 295 panneaux signalétiques de tsunami seront installés sur le long de la côte Nord. Ces panneaux indiqueront quelle direction prendre en cas de tsunami ainsi que les zones de refuge. Des exercices de simulation seront entrepris à travers tout le pays.

Certaines études ont démontré que le pays a connu dans le temps des tsunamis dont les vagues ont atteint entre 5 et 7 mètres, en particulier celui qui a ravagé la ville du Cap-Haïtien, le 7 mai 1842. Ce tsunami est dû à un tremblement de terre qui a coûté la vie à plus de 5 mille âmes. Sur la base de ces études, 4 zones d’évacuation ont été identifiées dans la région septentrionale en vue de limiter les dégâts.

Par ailleurs, le Semanah lance un appel à tous, notamment la presse, ce, pour porter les citoyens à un niveau de conscientisation collective face à cette menace irréversible qui guette la nation haïtienne.
Enel Fleurantin
fleurenel@gmail.com
Commentaires des lecteurs
Entrez votre mot de passe pour pouvoir commenter. Login | Enregistez-vous !
Add comments
 
 
 
T-LEANDRE | 13/12/2012
Mieux vaut tard que jamais ! Le SEMANAH joue Sa partition dans la region Nord du pays. L'Artibonite n'a pas ete considere. Ce qui s'etait passé aux Gonaives peut se reproduire a n'importe quel moment puisque rien de valable n'a ete fait . Villes cotieres de l'Artibonite, sans exception, sont vulnerables. Le SEMANAH est pour les grandes et petites villes.A vos Marques
 
 
 
 
 
Recherche

Lematin  Google 
Video
 
Dernière Edition
 
Le matin hebdo