102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 13/02/2014 14:53:09   21 Apr 2014-08h08
Les ressortissants haïtiens pressent Quito de régulariser leur situation
Bien qu’il soit difficile de donner un chiffre exact, les Haïtiens qui sont en situation irrégulière seraient plus de 2 000 en Équateur et plus de 4 000 au Brésil. Si des démarches ont été entreprises auprès du gouvernement brésilien pour l’octroi d’un permis de séjour, la situation de ceux de l’Équateur tarde toujours à se régulariser. De plus, ils subissent des abus de la part des autorités aéroportuaires équatoriennes qui leur font payer entre 200 et 300 dollars américains supplémentaires pour leur rentrée au pays.
Les ressortissants haitiens
Bien qu’il soit difficile de donner un chiffre exact, les Haïtiens qui sont en situation irrégulière seraient plus de 2 000 en Équateur et plus de 4 000 au Brésil. Si des démarches ont été entreprises auprès du gouvernement brésilien pour l’octroi d’un permis de séjour, la situation de ceux de l’Équateur tarde toujours à se régulariser. De plus, ils subissent des abus de la part des autorités aéroportuaires équatoriennes qui leur font payer entre 200 et 300 dollars américains supplémentaires pour leur rentrée au pays.

Un groupe d’illégaux haïtiens fait appel aux autorités équatoriennes afin de les aider à régulariser leur situation dans le pays. Par ailleurs, ils ont profité de cette occasion pour dénoncer les abus, disent-ils, dont ils sont l’objet de la part des autorités aéroportuaires équatoriennes qui leur font débourser des montants supplémentaires pour leur entrée dans le pays. Dans une conférence de presse tenue dans la capitale équatorienne sous l’égide du Service des Jésuites aux réfugiés et migrants, Patrick Georges, l’un des représentants de ce groupe d’immigrants haïtiens, a fait savoir que l’intervention du président équatorien, Rafael Correa, est plus qu’importante pour aider ces ressortissants haïtiens à obtenir non seulement leur visa mais aussi à décrocher un permis qui les aiderait à trouver un emploi dans le pays.

« Les Haïtiens émigrent dans d’autres pays avec l’objectif d’aider économiquement les parents qu’ils laissent derrière eux. C’est dans cette optique que nous réclamons ce visa afin qu’ils puissent trouver un emploi et envoyer de l’argent à leurs proches. La plupart des ces Haïtiens sont des jeunes à la recherche d’un emploi soit dans la construction, soit dans la restauration. » Emmanuel Pierre, porte-parole de ces migrants, a dénoncé les policiers des aéroports de Quito et de Guayaquil qui réclament entre 200 et 300 dollars américains supplémentaires à ces ressortissants haïtiens, munis d’un visa de touriste délivré gratuitement par le gouvernement, pour qu’ils puissent pénétrer sur le sol équatorien. « Cette pratique qui prévaut depuis mars 2011 n’a jamais été dénoncé par les victimes », a conclu Emmanuel Pierre.

Hormis les abus commis par les policiers des aéroports de Quito et de Guayaquil, ces Haïtiens ont souvent été victimes de leurs employeurs qui les menacent de les livrer aux responsables de la migration équatorienne en vue de leur déportation. L’Équateur n’est pas le seul pays où des milliers d’Haïtiens connaissent de grandes difficultés. Le Brésil, l’Argentine, la Bolivie et le Chili comptent parmi les territoires où ils évoluent dans des situations précaires et fragiles.

À cet effet, un rassemblement est prévu pour les 7 et 8 avril afin qu’ils puissent faire part de leurs exigences au maire de la ville de Quito, M. Augusto Barrera. Emmanuel Pierre dénonce les conditions extrêmement rigides requises par les autorités pour délivrer ce visa. En effet, pour l’obtention du visa, ces immigrants haïtiens doivent avoir en leur possession un casier judiciaire de leur pays d’origine. « Ce qui est très coûteux pour nous, car, pour cela il faut non seulement retourner en Haïti mais aussi passer plus de cinq ans là-bas », a fait savoir Emmanuel Pierre.

Depuis le séisme du 12 janvier, on a assisté à une intensification de ce phénomène. Désormais, selon les sources officielles équatoriennes et brésiliennes, les Haïtiens en situation irrégulière seraient entre 2 000 et 4 000. Au cours du mois de juin 2011, le Comité national pour les réfugiés (Conare) et le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNCHR) ont élevé la voix auprès des autorités brésiliennes pour qu’elles puissent interrompre le processus de rapatriement des illégaux haïtiens vue que la situation est toujours instable en Haïti.

ppricardo1983@yahoo.fr Source : EFE Photo : Un groupe d’Haïtiens à Quito
Pierre Ricardo Placide
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