Selon le calendrier électoral en vigueur, l’impression des bulletins pour les prochaines élections se fera du 22 janvier au 9 février 2010. Cependant le CEP maintient le secret sur l’identité de la firme de fabrication.
Le directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), Pierre-Louis Opont, maintient que, en raison de l’incapacité de la firme de fabriquer seule le volume de bulletins demandé, les principales maisons d’édition de la place, environ 6, se mettent ensemble en vue de livrer les bulletins à temps. Toutefois, M. Opont, interviewé lundi par Le Matin, se garde toujours de révéler l’identité de la firme ayant gagné l’appel d’offres.
Dans différents milieux, on affirme que c’est la Maison Henri Deschamps qui a été choisie. D’ailleurs, c’est cette firme qui avait fabriqué les bulletins des sénatoriales de 2009. Des appels téléphoniques, à destination des responsables de la Maison Henri Deschamps pour confirmer l’information, sont restés sans succès.
« Le processus sous contrôle », affirme Pierre-Louis
Les autorités électorales ont rassuré que le processus de fabrication des bulletins pour les législatives de 2010 se fait sous le contrôle systématique de l’organisme électoral.
Pierre-Louis Opont, directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), informe que la qualité, la quantité et la logistique sont constamment vérifiées. « Nous avons engagé un consultant sur place qui produit régulièrement des rapports détaillés sur les impressions, ce, en vue de prévenir tout inconvénient. »
Par ailleurs, le directeur général du CEP était dans l’impossibilité d’informer sur le nombre de bulletins qui seront fabriqués et le coût total des impressions. Des bulletins doivent être imprimés pour un total de 923 candidats dont 95 au Sénat, lors des législatives du 28 février et du 3 mars 2010. 11 sièges sont à pourvoir au Grand corps alors que la totalité des 99 postes de député doivent être comblés lors des prochaines législatives. De plus, 4,3 millions d’électeurs sont attendus à ces élections.
Ambiance électorale morose
En dépit de nombreuses avancées enregistrées dans le processus électoral, des partis politiques et des membres de la société civile manifestent des appréhensions quant à la tenue effective des scrutins en février et mars prochain. Des leaders politiques comme Evans Paul menacent de ne pas recevoir le financement promis par le gouvernement.